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Premier Slam

J’ai fait un premier slam! En voici le texte. Il porte sur l’individualisme:

Yo le jeune,
Fier représentant (ou représentante) de ton temps
J’t'épargnerai pas même si j’t'aime t’entends
J’te proposerai pas d’revenir aux schèmes d’antan
Mais y’avait p’t'être moins d’problèmes dans l’temps

Exemples,
T’écoutes ton iPod quand tu prends l’train
Aux antipodes d’un rapport humain
Au téléphone pendant une rencontre
Faut-tu un mégaphone pour te rendre compte
Que tu t’isoles, à force de parler,
une camisole de force palpable et
ça m’désole d’avoir personne à qui parler.
S’il y a une chose qui nous désunit
c’est le règne de l’individu
“Oui mais c’est aux États-Unis”
Non! tout ça s’t'icitte dans nos rues

Style,
Un Facebook émissaire
pour tous les maux de la Terre
ou plutôt de l’humanité car la Terre est en bonne santé, elle,
humanité fragmentée, telle
une “communauté” virtuelle,
nos vies sociales mises sous tutelle
déshumanisées, virtualisées et par la suite, commercialisées
Est-ce que seulement vous réalisez
Comment vous êtes instrumentalisés
Plein de profits à réaliser
69 millions d’usagers
Faut bien traire ces brebis égarées!

Tout ça nous pousse à l’auto-ostracisme
Le chacun pour soi remplace le racisme
Aujourd’hui c’est le moi contre le vous
C’est quoi l’émoi si j’cause du “nous”
Ce concept se perd à coup de trous
Si j’pense aux autres j’dois donc être fou
Apparemment l’égalité c’est pour les mous

On nous dira :
Dans la vie y’a ceux qui mènent et ceux qui ont suivi
C’est faux, y’a la paresse et y’a user d’son cerveau
C’pas dans tes gènes que c’t’écrit d’faire le beau
D’être normal, voter, payer tes impôts
Le chacun pour soi garant du statu quo
Reste dans ton coin, évite de penser trop
La paresse aidée par la télévicieuse
Qui boulonne nos cerveaux, oui c’est une télé visseuse
Les médias paraissent être là pour nous défendre
Mais c’qui les intéresse c’est d’faire d’la propagande
Et si on milite ils seront premiers à nous pendre

Si j’vous parle de tout ça
C’est qu’ça va contre toute logique
D’penser qu’si chacun pense à sa p’tite personne
On va vivre dans un monde parfait, magique!
Je m’inscris en FAUX face à ces fallacieuses promesses
Affirmées par les grandes firmes’ et la bourgeoisie, nouvelle noblesse
« La ferme » qu’y disent, c’est pas toi qui choisis, et nous on blesse
j’ai beau savoir qu’un monde meilleur est possible
la classe au pouvoir m’est bien inaccessible
et puis de toute manière! j’veux pas en faire partie
la classe des profiteurs tu sais quoi non merci!

Faut sortir d’cette impasse
D’cet invisible dualisme
Gagner la lutte des classes et pour ça…
Tuer l’individualisme
Et n’oublie pas :
Tu ES l’individualisme.

Pensez-y!

Biiiiip

Un beau bout de papier

Cyclopode

En ce moment, j’ai vraiment mal aux jambes. Assez pour avoir la démarche un peu raide et que courir ne puisse se faire que douloureusement. Accumulation d’acide lactique ou que sais-je, mais c’est pas agréable.

Étrangement, le seul soulagement que j’aie est… faire du vélo!

Le mouvement circulaire et souple des pédales est comme plus naturel. Depuis que je fais du vélo pour me rendre partout, je n’aime pas le lent et monotone transport piéton, basé sur le mouvement oscillatoire des deux pattes. Mais là, c’est quoi, c’est rendu ancré dans mes muscles?

Pourquoi être bête?

Hier, en gambadant dans le métro (la liberté de ne pas avoir de sac à dos!), j’ai réalisé aux regards des gens que je croisaient que c’était pour eux une situation inusitée. Et là je me suis rappelé que je vais avoir 19 ans dans moins d’une semaine, que je suis un grand jeune homme de 19 ans qui gambade plutôt lourdement. :P

Heureusement, ce n’est pas des airs bêtes que j’ai recueillis, plutôt des airs amusés! De toute façon, ni l’un ni l’autre n’auraient suffi pour m’empêcher de gambader lorsque j’en ai envie!

**

Dans un tout autre ordre d’idée semblable, l’examen que j’ai dû passer pour déterminer si j’étais apte à sauter la maternelle et entrer directement en première année comptait, entre autres, un test pour vérifier si j’étais capable de gambader - et un autre où je devais découper un gros dinosaure. C’est tout ce dont je me souviens à ce sujet! ^^

Un phénomène incompréhensible

Revenir du cégep aujourd’hui m’a pris beaucoup plus de temps que d’habitude.

C’est que, pour la première fois de l’hiver, j’ai été confronté à un phénomène que je n’observe pas souvent et qui m’affecte rarement: l’heure de pointe.

L’heure de pointe, c’est pas compliqué, ça me rend triste. Surtout l’hiver, quand des rues enneigées et remplies à craquer de voitures se chamaillant pour un mètre de chaussée ne permettent pas à un vélo, aussi agile soit-il, à se faufiler entre les carcasses de métal des pétrolosaures. Ça me rend triste, car c’est un spectacle réellement pathétique. L’heure de pointe, c’est comme une gigantesque chenille qui se traîne lentement sur les artères, rendant la circulation impossible.

Mais comment est-ce que ça se peut?! La rue, il me semble, est un endroit pour circuler. Alors comment des êtres conscients, raisonnés et intelligents (OK, je reprends ce que je viens de dire…) peuvent-ils accepter consciemment de s’attacher à l’intérieur d’une demie-tonne de métal puant, de brûler de l’hydrocarbure sans retenue pour n’avancer que de 5 kilomètres à l’heure? Et comment peuvent-ils agir ainsi s’ils savent que leur présence, à cette heure, à cet endroit, seuls dans leur fossile ambulant (c’est pas féminisé: je parle des “êtres”), fait que les autres motoristes avancent pas plus vite? Comment ne pas se sentir stupide? Comment ne pas se sentir égoïste? On prendrait 50 de ces morons imbéciles, on les mettrait dans un bus, et peut-être qu’ils et elles seraient un peu tassé-e-s, mais ça libérerait la rue pour que d’autre monde puisse y circuler!

Parce que ça me dérange pas, même que je trouve ça bien drôle quand les motocrates se font chier entre eux - on sait ce que ça donne: agressivité, rage au volant et impatience; malheureusement, pas de remise en question - mais quand ça empêche la petite reine de circuler en toute liberté (et en toute joie!), ça me révolte. Réveillez-vous bon sang! Allô, y’a quelqu’un?

Pour terminer sur une note plus positive… à quoi rêviez-vous quand vous étiez jeunes?

Lecture: Anarchistes d’Espagne

Je suis en train de terminer un livre qui, sans payer de mine, est vraiment pertinent. Écrit en 1970, il retrace l’histoire de l’anarchisme en Espagne du 19e siècle jusqu’à la Guerre d’Espagne. C’est extrêmement intéressant, car, si on en sait déjà peu sur la Guerre d’Espagne (exception faite des anarchistes, car cette guerre civile est un moment clé de ce courant politique), il me semble qu’on en sait encore moins sur la période précédant cette guerre.

On y découvre l’histoire particulière de la péninsule ibérique, qui a une tradition surprenante de pensée libertaire. En effet, tandis que se répandait partout en Europe la pensée de Marx, et que le communisme séduisait la classe prolétaire, la campagne espagnole (L’Espagne était beaucoup moins urbanisée que le reste de l’Europe) était plus séduite par la fougue et la spontanéité des idées de Bakounine et de l’idéal anarchiste. À ses débuts dans ces contrées, l’anarchisme était peu organisé, et prenait une tournure très lyrique, salvatrice, quasi-religieuse: pour les populations rurales en manque de tout, il offrait la promesse d’un monde meilleur et, surtout, d’un repartage des terres. Je ne vous raconterai pas le livre, mais pour vous mettre l’eau à la bouche, on y raconte des histoires de villages se déclarant spontanément “indépendants” et entrant en grève sociale, générale et illimitée, ou encore de contrées entière se révoltant au simple mot d’ordre “c’est aujourd’hui la Révolution”. Plus tard dans l’histoire - le livre retrace 75 ans d’histoire passionnante - l’Idée se concrétisa, notamment au sein d’une puissante organisation anarcho-syndicaliste qui lutta très longtemps contre le gouvernement.

Le livre termine aux débuts de la Guerre d’Espagne - qui, en soit, est une période de l’histoire méritant d’être approfondie, car c’est possiblement le seul moment dans l’histoire de l’humanité où l’autogestion a été vécue par autant de gens, à une si grande échelle - dans la partie du pays aux mains des Républicains, on compte un grand nombre de villages anarchistes, des communes libertaires, et de très nombreuses usines collectivisées…

Ce qui m’intéresse dans ce livre, c’est qu’il fournit une piste de réponse à la question “Comment faire la Révolution?”. Car lorsque Franco prit le pouvoir, il reçut très peu d’opposition de la part du gouvernement en place - ce sont les syndicats anarchistes qui, les premiers, montèrent au front et permirent aux Républicains de se réorganiser. Les ouvriers (et ouvrières? pas sûr…) durent extorquer du gouvernement l’accès aux réserves d’armes fédérales lors de la junte militaire. Et si l’autogestion se répandit si rapidement, particulièrement en Catalogne, c’est qu’était déjà établie une culture libertaire, qui attendait le moment propice pour passer à l’action! Je citerai le livre en question, à la page 133: “Ainsi l’impensable paraît prendre figure réelle. Cette révolution anarchiste qu’il fallait jusqu’ici ranger dans la catégorie des utopies, voici qu’un sursaut inespéré de l’histoire lui donne corps.”

Ce livre est une fenêtre sur les conditions bien spéciales qui menèrent le peuple espagnol à la révolution libertaire. Disponible en tombant dessus par hasard au local de l’AGECVM, ou à la bibliothèque, si vous êtes vraiment chanceux-euses!

Anarchistes d’Espagne, Jean Bécarud et Gilles Lapouge, éditeur André Balland (collection “R”), Paris, 1970
De lecture fluide et passionnante, un portrait historique fortement politisé et bien synthétisé, je recommande chaudement ce livre.

Démocratie?

“La démocratie, c’est mettre deux loups et un mouton ensemble et leur demander ce qu’ils veulent manger pour souper.”

J’ai écrit dans l’agenda de l’AGECVM que le référendum est un exemple de démocratie directe. En fait, c’est de la démocratie qualitative. À l’origine, il me semble que la démocratie se caractérise par un débat, pas juste par l’opposition de chiffres. Lorsqu’il s’agit d’imposer l’opinion de 51% de la population, j’appellerais plutôt cela la dictature de la majorité… Bref, pour aller chercher de la démocratie quantitative, il faut aller en assemblée générale. Là seulement peut-on espérer adopter des propositions qui satisfont tout le monde et, au moins, n’oppriment pas une minorité. (même si ça reste toujours possible) Pour le démontrer, pensez au fait qu’une question de référendum n’est pas amendable, et ne permet que de répondre “oui” ou “non”, et donc qu’on ne peut vraiment savoir ce que veut dire le résultat…

C’est tout. Réflexions.

Le choix difficile de la semaine

“Hmm… aller au comité de mobilisation, ou prendre une première douche en trois jours?”

(et faire du ménage, et avancer mes devoirs pour demain, etc.)

Twisky!

Retour d’Écosse hier!

Pour une raison pas tellement inconnue, je renoue avec l’écriture de mon ami le blogue, pour un temps x {x|x E N, x≥1}

Saviez-vous que tou-te-s les ami-e-s proches de Gabrielle se font des blogues? Depuis qu’elle est loin de Montréal, on a vu la vigueur bloguesque de nous pauvres montréalais diminuer considérablement. Il faut combattre cette tendance!

Aujourd’hui, je vous parle du dernier drink à la mode: le Twisky. Boisson typiquement écossaise, il se compose principalement de whisky (cheap, idéalement, et écossais) et de thé (noir, c’est l’inspiration britannique).

On remplit une tasse à moitié de thé frais. (fraichement fait, donc chaud!) Le thé n’a pas besoin d’être très fort, c’est au goût.
On y ajoute une touche de whisky. L’objectif n’est pas de se saoûler, oh non, mais bien de … euh … bin y’a pas vraiment d’objectif, désolé. À part mélanger du thé et du whisky et se sentir écossais.
L’ingrédient secret, c’est un peu de sucre pour équilibrer les saveurs. On obtient à la fin une sorte de grog mais en meilleur. (”Honey with a twist” -John, coinventeur)

C’est la boisson chaude parfaite pour les sports hivernaux! (Spot publicitaire: “You ski? Twisky!”)

Il existe aussi une version pour l’été: le Twisted Twisky Ice. Sur une base de Twisky régulier, on ajoute un peu d’eau, on double ou triple la quantité de sucre et on pimente d’un peu de jus de lime frais. Agrémenté d’une quantité abondante de glace, on obtient une désaltération assurée!

On peut aussi mélanger le Twisky original à du Red Bull chauffé pour obtenir une boisson tout à fait désignée pour les clubs écossais, le Energy Twisky. Les possibilités sont infinies!

Les spots publicitaires sont déjà pensés, autour de concepts clés comme Maddy et Cédrika, ou encore autour de deux jumeaux scandinaves séparés depuis toujours… “Finally Reunited: Twisky”

À nous le monde!

Dénonçons!

Elle, depuis qu’on a le dos tourné, a (re?)commencé à magasiner chez Wal-Mart et à manger chez McDo! On ne peut pas laisser passer cette infamie!

Préparez les tomates!